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La semaine dernière, nous avons continué à écrire avec cette citation de Patrick Chamoiseau “Porter la liberté est la seule charge qui redresse bien le dos.” J’ai proposé d’écrire en partant de là, l’histoire de quelqu’un qui se redresse, d’une liberté trouvée ou retrouvée.

Aujourd’hui, je propose de partir de ces 3 phrases :

“A porter ces amis, nul ne devient bossu” Anonyme

“C’est trop dur à porter la vie des autres lorsqu’on ne peut rien pour eux.” Anne Hébert (1916-1000)

“La peine des autres est légère à porter.” proverbe breton.

Partir de ces 3 phrases pour se souvenir ou imaginer, quelqu’un qui veut aider un ami à porter sa peine; ou bien au contraire, quelqu’un qui refuse.

Partir de ces 2 idées, de l’amitié, et de ce qu’elle permet ou pas de porter ou d’aider.

Quels textes vont sortir aujourd’hui?

Laure-Anne Jacobson organise désormais un atelier régulier de gymnastique sensorielle.

Elle offre l’occasion de se sentir pleinement dans son corps, en équilibre, dans l’écoute. Quand je sors de son atelier si bien dans mon corps, j’ai la tête pleine d’idées, je cherche mon carnet ert j’écris, j’écris comme si je venais de passer plusieurs jours en vadrouille, à m’aérer les méninges.

C’est absolument formidable, ça commence jeudi 8 octobre, et cette toute première séance sera une séance d’essai gratuite.

ATELIER DU JEUDI

Aujourd’hui, je propose aux écrivants de la rue du renard (U.E.V.A.C.J.E.A.) de continuer à creuser le thème du porter, avec une nouvelle contrainte :

1. Ecrire en décrivant très précisément (physiquement) ce qui se passe alors que quelqu’un porte quelqu’un d’autre. Comme dans le 1er texte d’Erri De Luca, décrire les effets physiques, le corps, les muscles, les tensions, la transpiration, les vêtements, les regards, les odeurs, les sons, etc…

Pour cela vous aurez besoin de plusieurs éléments :

- 1 porteur – qui est-il?

- 1 porté – qui est-il?

- Quelle relation entre les 2 personnages?

Pour écrire, 20 à 25 minutes aux participants.

2. Je vous propose d’entrer dans la tête d’un de vos personnages, soit le porté, soit le porteur, et d’écrire son monologue intérieur, pendant le temps où il/elle est porté, ou porte l’autre.

Restez centrer sur les sensations du personnage, son ressenti, ce qu’il/elle sent, entend, perçoit.

Vos deux personnages sont-ils en train de parler ou non? Que se passe-t-il autour d’eux? Y-a-t-il du bruit, du calme? D’autres personnages? Du vide? etc…

Qu’en avez-vous pensé? Aimeriez-vous écrire cette séance?

Poster vos commentaires dessous.

En “Amuse Corps” des activités de cette année 2009-2010, Laure-Anne Jacobson, fasciathérapeuthe et formée au geste sensible, nous propose

CE SAMEDI 3 OCTOBRE UN

“ATELIER DE GESTUELLE SENSORIELLE”

TARIF DECOUVERTE DE 7 EUROS.

DE 10H30 A 12H
AU
19 RUE DE L’ATLAS 75019 PARIS

M° BELLEVILLE

BUS 26 : ARRÊT ATLAS

Vous pouvez vous inscrire par mail à

jacobson.laure-anne(at)neuf.fr

ou par téléphone au 06 89 84 48 30

Apeler au même numéro pour tout renseignement complémentaire.

Peintres à Vitry

Du 24 septembre au 12 octobre, l’association “Peintres à Vitry” expose ses toiles :

à la Maison de la vie associative

36 rue Audigeois

94400 Vitry-sur-Seine

Le vernissage aura lieu le Samedi 3 octobre 2009, à 18h.

Les artistes souhaitent nous y voir nombreux.

invitation au vernissage du 3 octobre 2009

invitation au vernissage du 3 octobre 2009

C’était aujourd’hui la seconde séance d’une proposition sur ce que signifie porter / portage / porteur.

J’ai d’abord proposé (lundi 14 septembre) une définition du mot porter, avec une liste de synonymes. Puis j’ai demandé à chaque participant d’écrire deux listes :

- Une liste de porter/porteur concrète, en prenant exemple sur une phrase dErri De Luca, dans Sur la trace de Nives : “Ils portent notre poids pour le prix moyen de trois cent roupies népalaises, moins de quatre euros. Les hottes pèsent quarante kilos, mais certains en portent de plus lourdes.”

- Une liste de porter/porteur plus abstraite, morale, psychologique ou philosophique, en lisant cette phrase, du même livre: “Notre monde repose sur les épaules de l’autre. Sur des enfants au travail, sur des plantations et des matières premières payées bon marché : des épaules d’inconnus portent notre poids, obèse de disproportion de richesses.

Ensuite, j’ai proposé à chacun de lier pour lui-même un porter de chaque liste, un porter concret à un porter abstrait.

Enfin, j’ai lu et donné à lire un extrait de “Sur la trace de Nives”, qui commence p. 57 avec “E: Pendant les jours de marche vers les camps de base, je les ai épiés en quête du secret qui leur permet de supporter les chargements…” et qui finit p. 58 “…C’était au contraire une rage hargneuse qui me soutenait.

J’ai proposé suite à la lecture d’écrire un premier texte qui décrive, comme le fait E. De Luca dans cet extrait, très précisément et méthodiquement la partie concrête d’un porter, les gestes, les efforts, les muscles, les odeurs, les tensions ou non dans le corps.

Suite à cette première écriture, et à une lecture de tous les textes, j’ai distribué un second extrait de “Sur la trace de Nives”, titré “Porteurs” p. 11-12, qui sert d’avant-propos à la longue conversation entre Erri De Luca et Nives. Tout cela, lundi dernier.

Aujourd’hui, j’ai relu ce texte p. 11-12, commançant par “Notre monde repose sur les épaules de l’autre. …” et finissant part”… Ils disparaissent en fin de transport, ils se dispersent dans les vallées, juste à temps pour le travail du riz et de l’orge.”

Partant de là et de ce qui était écrit à la séance précédente, j’ai proposé d’écrire un texte liant les 2 “porter”, concret et abstrait, soit en continuant le texte du 14 septembre, soit en le réécrivant en insérant les notions plus abstraites, soit en écrivant un autre texte, différent, qui reprendrait ou non celui du 14/09.

Cette séance a donné de très beaux résultats, qui seront peut-être postés ici en commentaire.

Les vacances sont déjà loin, et Véronique Bagarry, de la librairie Points Communs – 66, rue Jean Jaurès à Villejuif -  en a profité pour lire une vingtaine de livres parmi les 650 de la rentrée littéraire .
Elle vous propose une première soirée lecture vendredi prochain le 25 septembre.

Je participerais et lirais à cette occasion des extraits de romans qu’elle m’a conseillé. Par exemple, le dernier roman de Lyonel TrouillotYanvalou pour Charlie“, celui de Laurent Mauvignier “Des hommes“, d’autres qui se bousculent encore cette année au portillon des lecteurs.

Au programme donc, présentation-lecture de quelques romans de la Rentrée littéraire, et retrouvailles gastronomiques avec comme d’habitude discussion autour d’un verre et de quelques gourmandises salées ou sucrées,

A vos fourneaux!

Je me réjouis de vous revoir à cette soirée nombreux j’espère, pour déguster quelques morceaux littéraires.

La Seine, un mystère à découvrir

Au fil de la Seine, nous allons rencontrer un univers contrasté et secret, son évolution d’un monde industriel à un monde touristique, avec une promenade sur le bateau-bus Voguéo de gare d’Austerlitz à Maisons-Alfort et retour.
Il s’agit de porter un regard aiguisé sur le monde, observer ce qui est d’habitude invisible, caché à nos yeux. Ecrire permet de mettre en mots cette expérience singulière.
Grâce aux techniques littéraires (textes d’écrivains) et notre imagination, le regard devient plus incisif.
Ce double processus de l’observation vers l’écriture et vice-versa est le chemin que je propose d’emprunter. Il permet à chacun d’explorer son rapport à l’écriture.

Objectifs
• S’exprimer à l’écrit de manière fluide et avec plaisir
• Ecrire et partager ces écrits
• Développer son imaginaire en partant du monde.

Contenu
• Jeux, textes littéraires et écriture ludique
• Observation du monde
• Propositions et retours de l’animateur.

Méthode, outils
La méthode de l’atelier d’écriture, venue des pays anglo-saxons, réinventée par Elisabeth Bing puis par Aleph Ecriture, permet à la fois de réaliser un travail de fond sur l’expression et de donner des outils pour que chacun trouve ses propres ressources.
Les retours du groupe autour du texte de chacun lui donne une dynamique porteuse.

Modalités pratiques
• Rendez-vous : Gare d’Austerlitz, arrêt du Voguéo
• Horaires : 14h -17h05
• Tarif : 36 € (carnet et stylo offert)

Arrhes 20 Euros, jusqu’à 2 jours avant le stage
Renseignements et inscriptions
Emmanuelle Lewartowski
pattesdemouches (at) yahoo.fr ou 06 22 19 02 17

L’écrivain de polars Thierry Jonquet est décédé le 9 août à l’hopital de la Salpétrière. Plusieurs écrivains et journalistes lui rendent hommage, mieux que je ne pourrais le faire : d’une part sur le site de Mille-Feuilles, , car il avait participé aux diners-débats littéraires conçus par Frédérick Fredj, d’autre part sur le site de rue89, hommage écrit par le journaliste Hubert Artus.

Vous pouvez retrouver sa bibliographie touffue ici.
Il a écrit pour la jeunesse une série de policiers junior autour du personnage de Claude Lapoigne, et des contes comme “pourquoi demander la lune?“.
Ces romans pour adultes “Ils sont votre épouvante et vous êtes leurs crainte” comme pour la jeunesse témoignent de la réalité sociale.

On ne peut que pleurer la disparition de l’homme, et lire ce que l’écrivain nous a laissé.

Poésie, Sons et Images, Périphérie X du Marché de la Poésie

Le Mercredi 10 juin – Centre Wallonie-Bruxelles – 20h

Cette année, le Centre Wallonie-Bruxelles accueille plusieurs poètes d’horizons et d’influences différents qui accordent une importance cruciale au travail du son et/ou de l’image dans leur composition poétique.

Un spectacle est organisé avec des poètes sonores et des performeurs belges (francophones) : Jean-Luc De Meyer, Dominique Massaut, Anne Penders , Pascal Leclercq.

Jean-Luc De Meyer naît à Bruxelles en 1957. Il étudie l’histoire et la démographie, intègre le groupe électronique Front 242 peu après sa création, en 1981, y fait l’auteur et le chanteur, va concerter dans le monde entier et vendre des albums par containers, découvre Georges Perec et l’Oulipo au milieu des années 80. Il commence à écrire des textes à contraintes en français à la fin des années 90, et multiplie les projets musicaux, explorant notamment la science-fiction avec 32crash. Puis, il fricote avec les écrivains Dominique Costermans, Jean-Pierre Verheggen,Théophile de Giraud, André Stas, monte régulièrement sur les planches pour interpréter Baudelaire, Norge, Jarry ou ses propres versions oulipiennes des Fables de la Fontaine, de la Bible ou de Jacques Brel, notamment avec la Troupe Poétique Nomade.
Il publie début 2008 son premier recueil oulipien Tous Contraints, aux éditions Maelström, puis deux albums d’interprétations électroniques de Charles Baudelaire avec le groupe Modern Cubism (Les Plaintes d’un Icare et Live Complaints, chez SleepWalking Records). Il concerte encore et toujours aux quatre coins de la planète avec le bientôt trentenaire et inoxydable groupe Front 242, et d’autres.
Il dort quand il peut.
Il prépare actuellement de front son second recueil oulipien, un CD de poèmes de Géo Norge, et un spectacle mêlant écriture et musique électronique.

Né à Liège en 1975, Pascal Leclercq est licencié en philosophie.
Il est poète, nouvelliste, écrivain pour la jeunesse, romancier, journaliste.
Il privilégie depuis quelques années la collaboration avec des artistes plasticiens comme Jac Vitali (Un bâton) et Paul Mahoux (Septièmes ciels). Il a traduit le poète Andrea Inglese (Colonne d’aveugles) et le romancier Alessandro De Roma pour le compte des éditions Galimard. Il collabore au magazine Flux-News ainsi qu’à diverses revues littéraires. Il a coordonné les deux premières éditions de la Nuit de la Poésie de la Foire du Livre de Bruxelles. Une part importante de son travail est dédiée à la scène.

Dominique Massaut est avant tout poète braque et passionné d’oralité.
Il a travaillé dans le théâtre-action.
Actuellement animateur d’ateliers d’écriture et de scènes slam, c’est un ex-membre de l’ex Big band de littératures féroces.
Il a publié notamment De la cucaracha (Tétras Lyre), D’un o d’entre mille (Éditions [o], à Bordeaux), Poèmes anxiolytiques (Maelström), et un livre-disque, Évasions d’un aï, L’Arbre à paroles.
A paraître : Lymphéas (Le Coudrier)

Anne Penders vit entre ailleurs et Bruxelles.
Artiste, écrivaine, docteure en Histoire de l’Art, elle a publié une dizaine d’ouvrages (romans, essais, expériences) dont récemment Jaune, Le Cormier, 2009 et Le Lundi d’après, Esperluète, 2007 ou Mapping Calendar / Une cartographie du temps, 2005.
Elle a réalisé une vingtaine de courtes vidéos, les dernières étant L’hiver ailleurs (2006), Just Like Before (2007) et Ici et Là / Quand ? (2008) ainsi qu’une dizaine de créations sonores dont L’Envers (2006) et (s)no(w)borders (2006).
Elle a enseigné et donné des conférences en Belgique et à l’étranger (dernièrement en tant qu’assistante dans l’atelier « espace urbain » à l’ENSAV La Cambre à Bruxelles). Son travail scientifique, littéraire et audiovisuel naît et se nourrit d’une forme de mouvance particulière tant géographique que réflexive.

Cette lecture est organisée avec la Délégation Wallonie-Bruxellles et le Centre Wallonie-Bruxelles Entrée libre dans la limite des places disponibles

Centre Wallonie-Bruxelles
46 rue Quincampoix
75003 Paris
M° Rambuteau (11)

Cet article est copié de l’excellent site poesie e vous

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